Mes citations

Il ne savait plus où il en était : les règles n'étaient plus les mêmes. Il éprouvait aussi une certaine ranc½ur. Les femmes voulaient changer la donne et s'attendaient à ce qu'il connaisse les nouveaux codes sans les lui avoir expliqués. Il était sensé l'accepter sans avoir son mot à dire.

Il était impossible de prouver que quelqu'un n'était pas communiste. De toute façon, la vérité n'avait guère d'importance : la calomnie elle-même pouvait être mortelle. Comme l'accusation de sorcellerie au Moyen-Âge, c'était une manière redoutablement efficace d'attiser la haine des ignorants et des imbéciles.

Les Américains parlaient des électeurs comme les Russes de Staline : il fallait leur céder, qu'ils aient tort ou raison.

Pourvu qu’on ne soit pas en manque, la solitude peut être en soi un plaisir fort.

Sauver les jeunes du sexe, telle est l'éternelle histoire de l'Amérique. Sauf qu'il est toujours trop tard, puisqu'ils sont déjà nés.

Figure-toi la vieillesse en ces termes : tu risques ta vie au quotidien. Tu n'échappes pas à la conscience de ce qui t'attend à brève échéance, ce silence qui va t'entourer pour toujours. A part ça, c'est pareil. A part ça, on est immortel, tant qu'on est vivant.

Qu'est-ce que c'est, grandir ? Faire des choix, en tirer les conséquences ? Qu'est-ce que c'est, vieillir ? Comprendre que c'était que des choix.

Au départ le doute c'est une petite goutte d'eau. [...]
Le doute, c'est un robinet qui fuit. Goutte après goutte, le doute fait son nid dans le sol, creuse son chemin dans la terre. [...]
Le doute, c'est intime. C'est au plus profond de vous, une bougie qu'on allume au bord du grand livre qu'est votre cerveau. Le doute, ça commence par une flamme qui brûle le coin d'une page. [...]
Le doute, c'est une vague noire qui envahit vos certitudes, elle les submerge, pour finalement prendre les rennes de votre esprit. [...]
Quand le doute monte sur le trône, il reste toujours quelques résistants pour lutter. Il faut les laisser en vie, car le doute peut être une erreur de jugement. Dans ce cas, vos soldats doivent reprendre le pouvoir très vite, pour dissiper le doute. [...]
Le doute, c'est une ombre qui tourne autour de vous, une idée qui vole au-dessus de votre tête et qui vous murmure à l'oreille.

La vie, c'est terrible quand on n'a pas assez de mots, il faut que les autres vous écoutent deux fois plus pour vous comprendre.

Les parents, on commence par les aimer, en grandissant on les juge, parfois on leur pardonne.

[...] persécuté parce que trop peu communiste, trop critique envers un système aveugle et brutal, trop peu communiste pour pouvoir rester dans mon pays, et en même temps bien trop communiste pour être accueillis en Amérique, où ce mot terrifie jusqu'au plus ignare et au plus indifférent à la chose publique des hommes de la rue.

Il est pourtant illusoire de penser que les hommes et les femmes qui ½uvrent à la bonne marche de cette entreprise ne sont que des pièces anonymes et substituables, et qu'à trop vouloir oublier ce qui appartient en propre à chacun, c'est un peu de notre âme que nous laissons en chemin.

Il écrit. De plus en plus. Passionnément. Des cahiers entiers. Des pleins sacs. Des textes jetés comme on crache, comme on éructe, comme on vomit, comme on jouit. Face à la feuille vierge, les mots jaillissent comme la lave sous pression d'un volcan en éveil. Enfiévrés. Brûlants.

Il lit au mètre. Il lit au kilo. Il va à la bibliothèque comme un adepte de la force basque va à la boucherie. Un besoin. Une nécessité. Obsédé. Possédé. Il lit partout. Dans les bars, dans les parcs, sur les bancs. Imperturbable aux bruits, aux tapages, aux vacarmes de la vie. Il lit.

Quand on essaye d'avoir un coup d'avance sur un joueur d'échecs, vérifier qu'il n'en a pas deux sur vous.

L'Histoire est le récit des contradictions humaines  capitalisme et communisme font de l'individu un insecte, le premier l'exploite, le second l'asservit. Seul le péronisme surpassera l'individualisme et le collectivisme.

Mon amour est solide, infaillible, éternel. Éternel et immuable, comme l'Empire autros-hongrois.

Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l'endroit, à l'envers, parce que la vie c'est souvent comme ça.

(...) le fascisme et le communisme ne sont que deux types de tyrannie qui réduisent l'individu à l'état de larve obéissante et soumise.

Les hommes ne sont que des grands enfants. Il suffit de savoir s'y prendre, de les persuader qu'ils ont raison et de veiller à ce qu'ils s'imaginent qu'ils décident, tandis qu'en fait ils ne font qu'exécuter ce qu'on leur suggère de faire.