Où j'ai perdu mes moyens devant Titiou Lecoq

Quand, il y a quelques jours, j'ai reçu une invitation de la part de Babelio pour rencontrer Titiou Lecoq, j'ai failli laisser échapper un cri de joie (au bureau, ça le fait moyen...). Pour vous dire, ce n'est pas la première fois que Babelio me permet d'échanger avec un auteur lors d'une rencontre privilégiée, mais c'est la première fois que 1/ je la connais et 2/ je l'adore !

Le problème, c'est que votre Koko, elle est plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral !!! Donc au lieu de bavarder gaiment d'un air docte et détendu, j'ai pondu une bouillie emberlificotée à base de "Je suis trop contente", "J'ai lu tous tes livres" et "Je suis vraiment trop contente". Bref, le discours de midinette émoustillée ! Désolée Titiou, tu as du te demander qui était cette demeurée qui n'arrivait pas à aligner trois mots cohérents, bah voilà, c'était moi.

Ma chère Titiou, j'aurai aimé profiter de cette chance qui m'était offerte pour te dire à quel point je me reconnaissais en toi depuis des années. Dans tes mots, dans le style riche et familier que tu utilises aussi bien dans tes textes qu'à l'oral et – quelle bonne surprise – dans ta façon de parler avec les mains !

J'ai aimé discuter avec toi de "mon" Zola, et j'aurai adoré le comparer à "ton" Honoré. Ce que tu expliques sur Balzac, le fait qu'il ait été le premier à donner du relief à ses personnages féminin, c'est ce que j'ai toujours aimé chez Émile Zola. Je te cite : « Non seulement Balzac décrit les femmes telles qu’elles sont et non pas telles qu’elles devraient être, non seulement il les met au premier plan de ses intrigues, mais en prime il raconte leur diversité. » Franchement, si ce n'est le côté précurseur, cette phrase pourrait avoir été écrite pour Émile.

J'aurai voulu te dire que tu m'avais donné envie de redécouvrir Balzac, que j'avais déjà chargé "La femme de trente ans" sur ma liseuse. J'aurais aussi aimé t'assurer que la Balzac du XXIe siècle c'était toi (littérairement parlant j'entends, pour la lose je te souhaite quand-même mieux !), croquant la société dans tous ses travers, donnant vie à des personnages jamais parfaits mais toujours ancrés dans le réel, le tout dans un style unique et novateur. Si Balzac était une vraie morue, tu es assurément une sacré femme de lettres !

J'aurais adoré disserter avec toi de féminisme, te dire que même si je ne partage pas tous tes points de vues, certains de tes billets m'ont fait ouvrir les yeux sur moi et sur le monde qui m'entoure. J'aurais aimé oser te dire qu'à force de te lire, sur le blog et dans tes livres, j'ai l'impression de te connaître comme une amie. J'aurais aimé te glisser quelques mots sur Tétard et Curly, que je regarde grandir sur ton blog depuis leur naissance. Que tes atermoiements maternels me font régulièrement sourire du fait des quelques années d'avance que j'ai sur toi.

J'aurai adoré te révéler que les couleurs de mon association étudiante (choisies par mes soins) étaient orange et violet. Et que ça claque grave comme accord.

Et enfin j'aurais aimé t'avouer que je te trouve extraordinaire tout simplement. Mais je n'ai su que dire "Je suis trop contente", et finalement ça résume tout !


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